23 décembre 2011
9e circonscription , Législatives 2012 , Parti socialiste
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Par souci de préserver notre parti et par volonté de ne pas affaiblir la campagne majeure à venir, j’avais pour le moment refusé de répondre aux nombreuses sollicitations médiatiques concernant la situation sur la 9ème circonscription et ne m’étais pas encore exprimée sur le sujet. Aujourd’hui, alors que la presse régionale se fait écho des hypothèses travaillées dans les coulisses de la rue de Solférino - parachutage national ou partenaire MRC- le moment est venu de rompre le silence.
Tout le monde s’accorde à dire que le vote du 1er décembre sur la 9ème circonscription de Haute-Garonne s’est tenu dans un climat délétère et a été entaché d’irrégularités, le rendant insincère. Sans aller plus avant pour le moment dans les détails, le simple fait que l’identité des votants, ni même leur inscription sur les listes électorales n’aient pu être vérifiées sur près de 2/3 des voix de ma concurrente jette un doute réel sur la régularité du scrutin. Le fait qu’elle ne soit pas non plus investie près de 3 semaines après le vote en est l’illustration la plus évidente. C’est une des raisons qui ont amené les membres des instances nationales du Parti socialiste a annuler, dans un premier temps, le vote du bureau de Portet-sur-Garonne puis à l’occasion de commissions et missions nationales de proposer une nouvelle consultation.
Respect des militants et du territoire
C’est la position qui a été défendue par le Premier Secrétaire fédéral de la Haute-Garonne et celle qui m’a été signifiée par le Président du Conseil général, le Président du Conseil régional, et de très nombreux élu-e-s de la Haute-Garonne et au delà.
Mais la vérité est ailleurs. Ailleurs, puisque l’hypothèse de l’organisation d’un nouveau scrutin est subordonnée à des considérations très éloignées du respect des militants et du territoire. L’éventualité d’un parachutage national comme celle de donner cette circonscription au MRC est posée au mépris de la décision votée dans l’ensemble des instances fédérales comme nationales de réserver cette circonscription à une femme socialiste. Conseillère régionale déléguée à l’Egalite femme-homme qui a présenté hier le nouveau plan d’action régional pour l’égalité 2012-2014 adopté à l’unanimité des élu-e-s réunis en Assemblée plénière du Conseil régional, je mesure douloureusement le chemin qui reste encore à parcourir ! Elle est présentée au mépris des militants honnêtes, et attachés au processus démocratique qui fait l’honneur de notre parti, qui se sont exprimés le 1er décembre. Les conditions dans lesquelles se déroulent cette investiture ramènent le PS des années en arrière. Le temps où les discours sur la rénovation et le renouvellement animaient nos sections semble être malheureusement derrière nous. Enfin, ajouté au lourd contentieux électoral, le fait d’écarter totalement une sensibilité du Parti socialiste des 13 mandats de parlementaires en Haute-Garonne (Assemblée, Sénat et Parlement européen) interroge sur la capacité d’opérer le rassemblement nécessaire en méprisant 23% du parti socialiste de Haute-Garonne.
Nous sommes dans une période qui appelle à la responsabilité politique avec un enjeu majeur qui dépasse le cadre du seul Parti socialiste car les françaises et le français attendent autre chose que la politique actuelle injuste et inefficace de la droite. Pour cela, les socialistes doivent pouvoir se présenter unis. Pour cela, il faut que chacun soit respecté, les militants qui vont porter les campagnes électorales comme les candidat-e-s qui vont incarner le Changement. Les femmes aussi, car ne dit-on pas, qu’elles se mobilisent très fortement pour participer aux scrutins républicains ?!
Retour sur un scrutin qui a fait l’objet de nombreuses procédures
A chaque étape du processus interne engagé par les instances de régulation du PS depuis le soir du 1er décembre, j’ai refusé d’en commenter le déroulement et les conclusions mais je souhaite aujourd’hui revenir sur ces différentes étapes afin d’éclairer la situation. Au soir du vote, les délibérations du Bureau national des adhésions (BNA), en invalidant le bureau de vote de Portet-sur-Garonne, m’ont donné gagnante avec 60 voix d’avance. Ma compétitrice avait alors indiqué vouloir engager un recours qui n’a jamais été présenté. La décision du BNA a été invalidée le lendemain par le Secrétaire national aux élections, Christophe Borgel, qui a souhaité la mise en œuvre d’une Commission électorale nationale. Celle-ci s’est tenue le 7 décembre sous sa présidence et a auditionné le Premier Secrétaire fédéral, ma compétitrice et moi-même. L’écrasante majorité des membres a signifié qu’un nouveau vote était la meilleure solution pour départager les 2 candidates. Néanmoins, le Président de la commission électorale, Christophe Borgel, a sollicité une mission d’information complémentaire, qu’il présidait, les 15 et 16 décembre à Toulouse. Trois des quatre membres de cette mission ont indiqué être favorable à une nouvelle consultation.
Pour autant, lors du Bureau national du 20 décembre, soit près de 20 jours après le vote, il n’a pas été jugé opportun de traiter cette question ni même de donner aux membres du Bureau national le compte-rendu de la mission venue en Fédération. A l’issue de ce Bureau national, Christophe Borgel, a indiqué à la Dépêche du Midi, que "l’arbitrage définitif serait définitivement arrêté le 3 ou le 10 janvier".
D’ici là, je sais que la rediffusion annuelle de l’excellent "Le Père Noel est une ordure" relève presque aujourd’hui de la tradition nationale. Je vous avoue que cette année, je serai tentée de penser que la troupe du Splendid avait dit vrai !
"Je serai la candidate du changement sur la 9e circonscription de Haute-Garonne."
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